Tahe, l’art polynésien contemporain au-delà du Pacifique
Artiste contemporain polynésien, Tahea Drollet puise dans l’héritage ancestral pour nourrir une création résolument contemporaine, entre sculptures et assemblages. Ambassadeur d’Air Tahiti Nui en 2026, il a multiplié ces derniers mois les expériences internationales, de la Nouvelle-Zélande au Canada en passant par l’Australie et Los Angeles.
Le travail de Tahe s’inscrit dans une réflexion autour de la transmission et de l’évolution de la culture polynésienne. À travers la sculpture et des assemblages mêlant objets, matières et significations, l’artiste cherche à créer un dialogue entre héritage ancestral et création contemporaine. En 2026, Tahe franchit une nouvelle étape en rejoignant le programme ambassadeurs d’Air Tahiti Nui. Le soutien de la compagnie lui a notamment permis de participer, aux côtés de la galerie Winkler, à l’Aotearoa Art Fair d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, avant de rejoindre Brisbane, en Australie. Il y a notamment visité la Queensland Art Gallery | Gallery of Modern Art (QAGOMA), dans le cadre de la préparation de la prochaine Triennale d’art contemporain d’Asie-Pacifique.
Quelques semaines plus tard, Tahe a mis le cap sur l’Amérique du Nord pour l’un des projets majeurs de son année. Invité par le Musée d’Anthropologie de l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, avec le soutien de l’Institut français du Canada, il a effectué du 4 juin au 1er juillet une résidence d’artiste dans le cadre du programme « 2025–2026 Geoffrey and Margaret Andrew Fellowship in Creative and Performing Arts ». Une invitation particulière puisque Tahe est le premier artiste polynésien accueilli dans le cadre de cette résidence. Pendant près d’un mois, il a étudié les collections polynésiennes du musée, rencontré des artistes issus des communautés autochtones et assisté à différents événements et performances liés aux Premières Nations.
L’artiste a également partagé sa propre pratique en animant plusieurs ateliers de linogravure ouverts au public et au personnel autochtone du musée. Autant de rencontres qui ont nourri sa réflexion sur les liens entre les différentes cultures du Pacifique et leurs manières de transmettre leurs héritages. Avec le soutien de la Mission des Affaires culturelles du Haut-Commissariat de la République en Polynésie française, Tahe a également pu découvrir la technique du soufflage de verre, qu’il envisage désormais d’intégrer à de futures créations.
Enfin, un passage par Los Angeles lui a permis de visiter les nouvelles David Geffen Galleries du LACMA, notamment leurs espaces consacrés à l’art du Pacifique, et de rencontrer plusieurs artistes locaux. À travers ces différents projets, Tahe poursuit ainsi un même objectif : faire dialoguer les cultures et porter une vision contemporaine de l’identité polynésienne bien au-delà des frontières du fenua.