Tea Warren poursuit son ascension à Bangkok
Installé à Bangkok, Tea Warren poursuit son apprentissage avec sérieux et détermination. Vainqueur par TKO au premier round lors de son dernier combat à Bangkok, en Thaïlande, le combattant polynésien confirme sa progression, tout en gardant la tête froide. Entre travail quotidien, sacrifices et envie de représenter fièrement son pays, il avance combat après combat, avec le soutien d’Air Tahiti Nui.
Dans quel état d’esprit étais-tu avant ce combat ?
« J’étais partagé entre deux sentiments. D’un côté, j’étais confiant, parce que je savais le travail que j’avais fourni à l’entraînement. Je m’étais préparé sérieusement, j’avais fait les choses correctement, donc au fond de moi, j’étais convaincu que je pouvais gagner. Mais en même temps, cette préparation m’a aussi mis une certaine pression. Quand tu t’entraînes dur, tu veux absolument que tout ce travail se voie le jour du combat. C’est un sentiment un peu étrange : tu es prêt, tu es confiant, mais tu sais aussi que tu n’as pas le droit de passer à côté. Mentalement, je me sentais bien. J’avais surtout envie de montrer une meilleure version de moi-même. »
Raconte-nous ton combat et ton ressenti ?
« Pour chacun de mes combats, c’est mon camp qui gère l’organisation. De mon côté, je leur ai simplement demandé de me faire combattre le plus souvent possible, parce que je veux gagner en expérience. Cette fois, je savais seulement que mon adversaire était américain, qu’il avait 29 ans et qu’il avait déjà pas mal d’expérience. Avec mon entraîneur, on avait regardé une vidéo de lui et remarqué qu’il avait tendance à baisser son bras avant gauche. L’idée était donc de travailler avec des low kicks, puis de monter en high kick si l’ouverture se présentait. Pendant le combat, j’ai essayé d’observer, d’analyser et de rester fidèle à la stratégie. Puis j’ai réussi à l’envoyer au sol avec un knockdown. Quand le combat a repris, il restait environ trente secondes. J’ai senti que c’était le moment de terminer, sans lui laisser le temps de récupérer. J’ai envoyé deux coups de coude au visage, et le combat s’est arrêté par TKO. Je suis content de cette victoire, mais je sais que je peux encore montrer beaucoup plus. »
Où vis-tu et quel est ton quotidien ?
« Je vis à Bangkok, à environ cinq à dix minutes de mon camp d’entraînement. Mon quotidien est très simple, mais très intense. Je m’entraîne le matin de 7h à 10h. Ensuite, je rentre, je mange, je me repose un peu, puis je retourne m’entraîner l’après-midi de 15h à 18h. Parfois, j’ajoute aussi un entraînement privé entre 11h et 12h. Après, je rentre, je mange avec des amis du camp, puis je me repose. Le lendemain, je recommence la même journée. Je ne fais pas de shopping, je ne sors pas en soirée, je ne bois pas, je ne fume pas. Pour l’instant, ma vie est entièrement centrée sur mes rêves, mes objectifs et ma progression. »
Un dernier mot, remerciement ?
« Je tiens aussi à remercier toute la Polynésie pour l’énorme soutien que je reçois. Ma famille, mes amis, mes sponsors et toutes les personnes qui suivent mon parcours me donnent beaucoup de force. Grâce à vous, je vais continuer à travailler dur, à représenter fièrement d’où je viens, et à avancer combat après combat. »